Le Mystère de son identitéIl est possible que Fulcanelli ait été le pseudonyme collectif d'un groupe d'alchimistes. Néanmoins, certaines études très poussées, prenant en compte le style de son écriture, les indices laissés par son élève, Eugène Canseliet, ont avancé des noms, dont voici la liste (non exhaustive). Fulcanelli aurait été:
Le peintre Julien Champagne (hypothèse de Geneviève Dubois)
Camille Flammarion (version très séduisante soutenue par F. Courjeaud)
L'écrivain Rosny-Aîné
Pierre Dujols, libraire parisien d'époque
René Schwaller de Lubicz (version soutenue par Jacques Bergier)
F. Jollivet-Castelot (thèse de doctorat de Pierre Pelvet)
Eugène Canseliet lui-même (version de Paul Le Cour)
Le comte de Saint-Germain (un immortel qui apparaît de siècles en siècles)
Le mystère de sa biographieCanseliet raconte qu'il a rencontré Fulcanelli en 1954 à Séville (celui-ci lui aurait dit: "Tu me reconnais?"), alors qu'il avait 113 ans (il serait donc né vers 1841). En introduction aux ouvrages du maître, il affirme que Fulcanelli aurait bénéficié du "Don de Dieu", ce qui signifierait qu'il aurait atteint l'immortalité.
Jacques Bergier, dans son ouvrage "Le matin des magiciens", raconte qu'il a rencontré Fulcanelli en 1937 et que celui-ci lui aurait confié : "Le secret de l'alchimie, le voici: il existe un moyen de manipuler la matière et l'énergie de façon à produire ce que les scientifiques contemporains nommeraient un champ de forces. Ce champ de forces agit sur l'observateur et le met dans une situation privilégiée en face de l'univers. De ce point privilégié, il a accès à des réalités que l'espace et le temps, la matière et l'énergie, nous masquent d'habitude. C'est ce que nous appelons le Grand Œuvre".
Une confrérie féminine de Juvisy ou Athis-Mons, se réclamant de la principauté antique d'Attegia (cité souterraine qui serait un canulard de lycéens), et qui suit l'hypothèse que Fulcanelli aurait été Camille Flammarion (hypothèse qu'avait déjà évoqué F. Courjeaud, voir bibliographie), mort en 1925, est accusée par la fondation de recherche sur les manuscrits 3a (autre groupuscule tout aussi inconnu) d'avoir inventé la rencontre avec Bergier et Fulcanelli.
Peu d'éléments tangibles, des canulars qui se mêlent à des témoignages discutables, le dossier est hélas bien vide. Pourtant restent les deux ouvrages de Fulcanelli, ouvrages exceptionnels qui font des révélations inédites, introuvables dans l'ensemble de la littérature alchimique, sur des points minutieusement mis sous silence par les Anciens, comme la voie sèche. Restent aussi les ouvrages de Canseliet et leurs analyses très pertinentes. Canseliet mystificateur, peut-être, mais aurait-il menti sur ses rencontres ? Et pourquoi ? Le mystère reste entier.
Le mystère de son 3ème ouvrage Outre ses deux ouvrages connus, Fulcanelli aurait publié un troisième livre, Finis Gloriae Mundi, manuscrit qui aurait été dans les mains de Canseliet, puis retiré pour être jeté au feu. Un mystère de plus autour de Fulcanelli : deux versions de Finis Gloriae Mundi. L'une dont le synopsis parut dans la tourbe des philosophes en 1988, l'autre vendue en arrière-boutique... Chacun accusant l'autre de faux. La question est donc : sont-ce deux faux ? Ou le testament de Fulcanelli a-t-il été bafoué ?
Bibliographie :
Ouvrages de Fulcanelli
Le Mystère des cathédrales et l'interprétation ésotérique des symboles hermétiques du grand œuvre, Pauvert, 1998.
Les Demeures philosophales (2 volumes), Pauvert, 1998.
Ouvrages sur Fulcanelli
G. Dubois : Fulcanelli dévoilé, éd. Dervy.
F. Courjeaud : Fulcanelli. Une identité révélée, éd. Claire Vigne.
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