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n'est pas un sentiment.
L'Amour est une
~ Energie ~.

Vous êtes
~ Energie ~.

et TOUT dans l'univers
EST
~ Energie ~.







Ne crois pas que l'homme est d'origine terrestre,
même s'il croit provenir de la Terre.
L'homme est un esprit qui provient de la Lumière.
Mais tant qu'il n'en a pas conscience,
il ne peut être libre.


Hermès Trismegiste - Les Tables d'Emeraude - Tablette IX








Saches que tu es le MAÎTRE.
Le monde des apparences et toutes les illusions qui se présentent devant toi proviennent du dedans .
Tu en es le Créateur.
Alors continue à grandir dans le royaume de la clarté et garde tes pensées dans la Lumière.
Tu es UN avec le Cosmos, une flamme et un enfant de la Lumière.
En toi, se trouve ta connexion avec le TOUT RAYONNANT DE LUMIERE.
C'est pourquoi, je te mets en garde : ne laisse pas tes pensées s'égarer vers la croyance que la Lumière provient de l'extérieur de toi

Hermès Trismégiste,Les Tables d'Emeraude- Tablette VII





Puisse l'ordre de la Manifestation
vous bénir et vous protéger




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L'Hermétisme | 11 février 2008





L'HERMÉTISME



Est une doctrine issue d'Égypte qui connut un certain succès dans le monde antique et au Moyen Age. On retrouve à son origine de nombreux ouvrages attribués à Hermès (cf. ce mot). Ils avaient été publiés, traduits en grec, en latin et en copte. Cette doctrine, connue dès les premiers temps de l'Égypte ancienne, était aussi désignée sous les noms d'art hermétique, d'art sacré.
Elle est synonyme d'alchimie.

Les Grecs, en recevant des Égyptiens l'art sacré, lui donnèrent le nom de science hermétique, de Hermès Trismégiste ou Toth, dieu à qui les Égyptiens attribuaient l'invention des arts et des sciences et la rédaction des livres hermétiques qui formaient la base de l'étude de l'art sacré. Les doctrines qui s'y trouvaient exposées avaient en réalité pour point de départ l'observation des faits et l'imitation de la nature, et on ne doit pas être surpris qu'elles aient été cultivées avec ardeur, non seulement par les prêtres d'Isis, mais encore par les esprits les plus élevés de l'école d'Alexandrie.

A dater de l'époque de la prise de cette ville par les Arabes (640), la science d'Hermès parut tomber dans l'oubli, bien qu'elle continuât encore à faire l'objet des recherches secrètes de quelques disciples enthousiastes. Mais dès que l'empire des Califes fut fondé et que les Arabes commencèrent à cultiver les sciences connues de leur temps, l'art sacré redevint, sous le nom d'alchimie, le but des travaux d'un grand nombre de personnalités remarquables En changeant de nom il conserva son langage symbolique et ses allures mystérieuses avec lesquelles il traversa tout le Moyen âge. Pendant cette dernière phase de son existence, il subit la double transformation que doit offrir toute science tenue secrète. D'un côté, l'alchimie s'enrichissait et se perfectionnait d'une manière continue, quoique lente, jusqu'au moment où elle se constitua au grand jour en une science nouvelle, la chimie, dont les progrès furent dès ce moment si rapides. De l'autre, elle s'égarait de plus en plus à la poursuite de deux chimères : la pierre philosophale ou substance propre à convertir les métaux vils en métaux précieux, or ou argent, et la panacée universelle, remède capable de guérir tous les maux, de rajeunir la vieillesse et de prolonger indéfiniment l'existence. Les travaux accomplis dans le but de découvrir la pierre philosophale et d'opérer la transmutation des métaux, constituaient le grand oeuvre, qui dans l'origine embrassait également la recherche de la panacée, mais qui s'en sépara plus tard.


L'hermétisme essaya d'adapter les moyens d'expression de la philosophie à la pensée traditionnelle. Un ouvrage, le Corpus hermeticus, contient des textes d'inspiration authentiquement égyptienne : notamment, une définition du langage tel que l'Égypte l'a conçu, le portrait d'un pharaon idéal, élu des dieux et, sans doute, la plus exacte définition et interprétation du rôle d'un temple égyptien.

La doctrine. Le premier principe de l'enseignement hermétique est l'unité. On en trouve la preuve et l'énoncé dans la Table d'Émeraude (cf. ce mot)

« Toutes les choses sont et proviennent d'Un, par la médiation d'Un. Toutes les choses sont nées de cette chose unique... » Son symbole est le cercle u qui s'achève en soi-même » ou le serpent qui se mord la queue (ourobouros). Ce symbole exprime l'univers à Un le Tout ».

L'immanence, la présence dans l'homme de toute possibilité est un autre principe fondamental de l'hermétisme :

« Tu es Tout... Tout est en toi. »

Ce principe trouve sa correspondance dans les premières phrases de la Table d'Émeraude :

a

"Ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. »


Tout ce que possède le macrocosme, l'homme le possède aussi.
L'hermétisme, comme on s'en aperçoit, fut le résultat d'un long effort pour concilier les traditions égyptiennes avec l'astrologie chaldéenne d'abord, puis avec la civilisation grecque par la suite. C'était une doctrine strictement philosophique et littéraire. On n'y trouve trace ni d'un clergé ni d'une religion. Et cette doctrine aura servi d'étiquette à d'autres doctrines fort diverses, hétéroclites, comme on l'a dit plus haut, qui avaient un caractère cependant commun : l'ésotérisme. L'alchimie et la gnose paraissent avoir été les points forts de cette diversité.

source :http://www.cosmovisions.com

Publié par Eloah à 09:27:16 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

L’alchimie Générale | 11 février 2008

L'alchimie Générale


En alchimie, il existe quatre éléments dit « théoriques » dont trois d'entre eux sont considérés comme visible et le dernier comme invisible.

Ces quatre éléments sont le Feu, la Terre et l'eau (qui est liquide mais cependant il est quand même visible) qui sont des éléments visibles.

Et le seul qui est considéré comme invisible c'est l'air car l'œil humain ne peuvent le voir.

La Terre est visible et solide, elle est l'une des matières premières uniques et indestructibles qui est tiré du Souffre et de son principe fixe. Elle est pure. Le Feu est une matière occulte, impure qui est à l'état subtil il est tiré du même Souffre et de son principe fixe comme la Terre, c'est aussi l'une des matières premières.

L'eau est fluide, visible qui est à l'état liquide mais lui peut changer d'état de liquide il peut passer à un état gazeux ou à un état solide. Elle est tirée du mercure et de son principe « volatil . L'air est vent, souffle, il est à l'état gazeux c'est une matière occulte est invisible L'artiste (l'alchimiste) ne crée rien il modifie ou transmute la matière et les métaux. L'Unité de la matière est une grande loi. La matière peut prendre diverses formes quelles soient pures ou occultes. La matière, dans l'ancien temps et aussi chez certaines personnes de nos jours, été appelé Semence, Chaos ou encore Substance universelle. Basile Valentin pose en principe l'unité de la matière « Toutes choses viennent d'une même semence, elles ont toutes été à l'origine enfantées par la môme mère » (Char detriomphe de l'antimoine). Les chrétiens croient que Dieu a d'abord crée certaine matière première et que, par divers moyens créés ce que nous voyons.


L'alchimiste philosophique

Le grand Oeuvre


L'alchimie est une science qui sert à transmuter les métaux et à les purifiés par divers moyens. Elle est naît dans l'antique Egypte et nous à été transmis par les Arabes. A cette époque seule les prêtres et les initiés qui opéré dans le silence du Sanctuaire avaient le droit de parfaire leurs connaissances et utiliser cet art interdit aux classes inférieures et à ceux qui ne croyaient pas en leurs Dieux divins. L'alchimie est aussi une grande quête spirituelle de soit même et du Grand Œuvre. L'alchimie sert à parfaire toutes ses connaissances qu'elles soient sur la science pure et la purification des métaux ou même sur Dieu.
Pour chaque chose reçu il faut en abandonné une autre de même valeur en alchimie c'est l'une des 3 règles fondamentales. Pour toutes choses que l'on reçoit dans une main il faut donner une autre chose de même valeur de l'autre. Rien ne se gagne, rien ne se perds mais tous se transforme comme la dit Lavoisier.Seul celui qui à possession de la pierre philosophale est libéré de ce principe.
Le grand Œuvre est une quête spirituelle de soi même et pour créer la pierre tant rechercher, celle des alchimistes : la Pierre Philosophale.Celui qui par un travail fatiguant et acharné pourra extraire des métaux leur terre rouge et saura le transformer par un moyen naturel (dont seul les philosophes hermétiques ont le secret) en pierre par le moyen du feu et de sa vertu mais il ne réussira pas à la créer si ses intentions sont mauvaises. Alors lui pourra dire et s'exclamer d'avoir fait une très grande découverte et ce qu'il aura découvert vaudra bien plus que tout l'or du monde car il pourra guérir qui qu'onc grâce à cette médecine universelle et pourra vivre de plus que tout le monde ne l'ayant pas et au contact de cette pierre n'importe quel métal se transmute en or. Il est totalement possible de créer cette pierre par diverses méthodes et est donné à tous ceux qui croient en l'alchimie, en ses principes et à son Dieu.

Publié par Eloah à 09:26:19 dans Hermétisme | Commentaires (2) |

L'Alchimie | 11 février 2008



Science remontant à la plus haute antiquité (Thot-Hermès). Les matérialistes ne voyant que le côté rémunérateur de cette science, l'ont souvent fort décriée (ne pouvant y accéder), Dieu n'accordant sa Sapience qu'à ceux qui font fi des trésors terrestres.

Le terme de al-kimia (terre noire), qui désignait l'Egypte antique, semble provenir de racines arabes al et kimia, signifiant la chimie.

A notre avis, al-chimie a une étymologie beaucoup plus noble et ancienne. On sait que al et el, en arabe et en hébreu, désignent l'Etre Suprême, le Tout-Puissant, al entre dans Al-lah et el dans El-oïm, Etern-el, Rapha-ël, etc.

Le mot de al-kimia a donc dû désigner dans les temps les plus reculés, la science de Dieu, soit : la chimie de al.
Cette dénomination est d'autant plus pertinente et logique que l'Alchimie est véritablement la chimie de Dieu.

L'Alchimie, assurément, s'offre aux regards curieux comme la doctrine la plus secrète des sciences occultes. Est-ce un hasard ? La seconde question venant à l'esprit du profane et c'est somme toute bien légitime, consiste à s'interroger sur la nécessité d'évoquer à l'aube du IIIème millénaire, une doctrine paraissant pour le moins "poussiéreuse" ! Pour un hermétiste, la réponse à une telle question est évidemment aisée. Elle ne saurait le mettre dans l'embarras puisque l'Alchimie constitue rien moins que la science spirituelle de la Vie !

L'Alchimie n'est donc ni une chimère illusoire ni une sorte de "pré-chimie" devenue anachronique, mais elle est bien réelle et s' avère parfaitement intemporelle. Aussi réside-t-elle au coeur de l'ésotérisme de toutes les traditions religieuses desquelles elle emprunte le symbolisme pour véhiculer sa pensée. Ainsi ne faut-il point s'étonner que l'on puisse parler d'une alchimie égyptienne, arabe, chrétienne, indienne, chinoise, etc.

L'Alchimie s'avère donc être une authentique doctrine ésotérique débouchant tant sur la transmutation des métaux vils en or, que sur la transformation de l'alchimiste lui-même, par le jeu subtil et sacré, propre à toute évolution spirituelle; le mental et l'âme de l'alchimiste se transformant parallèlement, car, selon Paracelse : "Nul ne transmute aucune matîère s'il ne s'est déjà transmuté lui-même".


Caractères généraux. - En ce qui concerne sa physionomie générale, l'alchimie présente tous les caractères d'un art occulte, caché, réservé à certains initiés et qui ne doit pas être communiqué au vulgaire. C'est en cela que, dès l'abord, elle diffère profondément de la science moderne : l'Alchimie se transmet par tradition, orale ou écrite. Elle se transmet en secret, de maître à disciple. Elle a comme assises de vieux secrets transmis par une littérature emblématique et des révélations : l'alchimiste n'a pas à découvrir quelque chose de nouveau, mais à retrouver un secret.

C'est pourquoi l'Alchimie est restée si semblable à elle-même durant de longs siècles : si son symbolisme et certains de ses développements ont pu revêtir des formes variées durant le Moyen Age, voire même au xvie siècle, ses théories de base sur la constitution de la matière n'ont pas changé. - L'Alchimie est un art occulte, disions-nous ; c'est aussi un art maudit, qui a été condamné par des théologiens (et avant eux par le Droit romain tardif), et qui s'est développé en marge des cadres officiels du savoir, et parfois contre eux.
Il nous faut maintenant envisager l'Alchimie telle quelle était définie par les alchimiste eux-mêmes.

" La Philosophie hermétique.


Les alchimistes se donnaient volontiers le titre de Philosophes et, en fait, ils étaient des " philosophes " d'un genre particulier qui se disaient dépositaires de la Science par excellence, contenant les principes de toutes les autres, expliquant la nature, l'origine et la raison d'être de tout ce qui existe, relatant l'origine et la destinée de l'univers entier.

Cette doctrine secrète, c'était la mère de toutes les sciences, la plus ancienne de toutes, celle qui étudiait le monde et son histoire et qui, selon la tradition, avait été révélée aux hommes par le dieu Hermès (le Thoth égyptien), d'où le nom de Philosophie hermétique donnée à cette doctrine. - Mais c'est abusivement que l'on confond cette doctrine et les opérations proprement dites : l'Alchimie était, avant tout, une pratique et, en tant que telle, elle était l'application de la Philosophie hermétique.


" Les théories alchimiques.


L'Alchimie, au sens strict du terme, était donc un art pratique, une technique. Mais, en tant que telle, elle reposait sur tout un ensemble de théories relatives à la constitution de la matire, à la formation des substances inanimées et vivantes, etc., théories qui constituaient comme les postulats d'où partait l'alchimiste.

" L'Alchimie pratique; ses buts. -

L'Alchimie pratique, application directe de l'Alchimie théorique, était la recherche de la Pierre philosophale. Elle revêtait deux aspects principaux, complémentaires: la transmutation des métaux, qui était le Grand Œuvre au sens restreint du terme, et la Médecine universelle. C'étaient là les deux pouvoirs essentiels de la Pierre.

" Les alchimistes supposaient que les métaux étaient vivants, et qu'à l'état de santé ils devaient apparaître sous la forme de l'or, métal parfait. D'où la définition la plus courante de l'Alchimie : " L'Alchimie est la science qui enseigne à préparer une certaine médecine ou élixir, lequel, étant projeté sur les métaux imparfaits, leur communique la perfection dans le moment même de l'obtention

" L'Alchimie mystique. - Il est une toute autre conception de l'Alchimie : selon certains auteurs et, en particulier, les penseurs de la Franc-Maçonnerie, l'Alchimie était une mystique. La terminologie alchimique en réalité, un sens figuré, et désignait " l'or spirituel ". Le but de l'alchimiste, ce n'était pas la recherche de l'or matériel : c'était l'épuration de l'âme, les métamorphoses progressives de l'esprit. Les " métaux vils ", c'étaient les désirs et les passions terrestres, tout ce qui entrave le développement de l'être humain authentique. La Pierre philosophale, c'était l'homme transformé par la transmutation mystique. La transmutation du plomb en or, c'était l'élévation de l'individu vers le Beau, le Vrai, le Bien, l'accomplissement de l'archétype que chaque homme porte en lui. L'homme était la matière même du grand Œuvre, et ainsi s'explique ce passage des Sept chapitres d'Hermès : " L'Œuvre est avec vous et chez nous, de telle sorte que, le trouvant en vous-même, où il est continuellement, vous l'avez aussi toujours quelque part que vous soyez, sur terre et sur mer ; "

" L'Ars Magna ". -

Mais la conception la plus grandiose de ]'Alchimie est l'Ars Magna (" grand Art "), appelée quelquefois Art royal : en Europe, on la trouve développée surtout chez les auteurs du xve et postérieurs. Voici la définition qu'en donne un de ses interprètes modernes, A. Savoret : " L'Alchimie vraie, l'Alchimie traditionnelle, est la connaissance des lois de la vie dans l'homme et dans la nature, et la reconstitution du processus par lequel cette vie, adultérée ici-bas par la chute adamique, a perdu et peut recouvrer sa pureté, sa splendeur, sa plénitude et ses prérogatives primordiales : ce qui, dans l'homme moral, n'appelle rédemption ou régénération ; réincrudation dans l'homme physique - purification et perfection dans la nature ; enfin, dans le règne minéral proprement dit, quintessenciation [le problème de la quintessence consistait à extraire de chaque corps ses propriétés les plus actives] et transmutation. Le but de l'Alchimie reposait ainsi sur la constatation d'une chute, d'une déchéance, d'une dégradation des êtres de la nature. Le suprême Grand Œuvre (Œuvre mystique, Voie de l'Absolu, Œuvre du Phénix) était la réintégration de l'homme dans sa dignité primordiale.

La Pierre philosophale donnait à l'adepte l'excellence illuminative, physique et morale, le bonheur parfait, l'influence sans limites sur l'Univers, la communion avec la cause première. Trouver la Pierre philosophale, c'était découvrir l'Absolu, la véritable raison d'être de toutes les existences, posséder la Connaissance parfaite (Gnose).

L'ascèse et la pratique s'allient étroitement dans cette Alchimie transcendante : " Habile à inventer entre les ordres divers de l'être des correspondances fantasques, écrit A.-M. Schmidt, elle impose à ses sectateurs une ascèse bien réglée. Tandis que, dans I'Œuf philosophique, globe de cristal soigneusement clos, ils surveillent la coction et la métamorphose du compost, mélange secret d'où, comme d'un embryon, prisonnier de l'utérus, naîtra la Pierre philosophale, ils doivent passer par les exercices gradués d'une lente purification. Ils professent la croyance que, pour parfaire le Grand Œuvre, régénération de la matire, ils doivent poursuivre la régénération de leur âme...

De même que, dans leur vase scellé, la matire meurt et ressuscite, parfaite; de même, ils souhaitent que leur âme, succombant au trépas mystique, renaisse pour mener en Dieu une existence extasiée. Ils se targuent en toutes choses de se conformer à l'exemple du Christ, qui dut, pour la vaincre, subir, ou plutôt accepter, l'atteinte de la mort. Ainsi pour eux l'imitation du Christ est non seulement une méthode de vie spirituelle, mais encore un moyen de régler le cours des opérations matérielles d'où proviendra le magistère. " L'adepte devient ainsi capable d'accomplir I'Œuvre physique, la régénération du cosmos.

La transmutation, après s'être opérée dans le secret de l'âme humaine, doit se manifester dans le monde matériel. La Pierre philosophale, matière animée plus parfaite que tous les êtres, semblable à la matière première de la Création lorsque le Chaos eut été animé par le Feu divin , étend son action à tous les règnes . animal, végétal, minéral. L'alchimiste, connaissant les lois qui, selon lui, ont présidé à la formation des êtres, peut reproduire les corps que nous avons sous les yeux : " Ce que la Nature a fait dans le commencement, disaient les alchimistes, nous pouvons le faire également en remontant au procédé qu'elle a suivi ; ce qu'elle fait peut-être encore, à l'aide des siècles, dans ses solitudes souterraines, nous pouvons le lui faire achever en un instant, en l'aidant et en la mettant dans des circonstances meilleures " (Hoefer).
Mais l'adepte recherche aussi la découverte et la fixation d'un ferment mystérieux, qui n'est autre que la Pierre elle-même, et qui permet non seulement de retarder presque indéfiniment la désagrégation des corps, mais encore assure la progression rapide des êtres vers l'état supérieur, régénérant tous les êtres imparfaits, changeant les métaux " lépreux " en or et rendant la santé aux malades. L'alchimiste devient un véritable Surhomme, régénérateur du Monde.

" Il est ainsi beaucoup plus difficile qu'on ne le pense de donner une réponse précise à la question : qu'est-ce que l'Alchimie ? Ce mot recouvre différents domaines, qui peuvent être groupés en cinq aspects .principaux :

1. Une doctrine secrète, la Philosophie hermétique.
2. Des théories que l'on pourrait qualifier de "scientifiques " sur la constitution de la matière.
3. Un art pratique, dont les buts principaux sont la transmutation des métaux et la médecine universelle.
4. Une mystique.
5. L'Ars magna, alliance curieuse de mysticisme, d'aspirations religieuses, de théosophie et de procédés pratiques, sorte de synthèse des aspects précédents.

" Il a été autant d'alchimistes que de catégories précédemment distinguées : les une s'intéressant presque exclusivement à la transmutation des métaux en or (Chrysopée) ou en argent (Argyropée), d'autres à la médecine; les uns étant surtout des praticiens, d'autres des spéculatifs, qui cherchaient à dissimuler leurs doctrines hétérodoxes sous le voile des allégories et des symboles ; certains furent surtout des mystiques. Mais les maîtres de l' " Art royal " (1) ont cultivé simultanément tous les points de vue possibles.

" L'Alchimie a, extérieurement, beaucoup évolué dans le temps : elle n'a acquis en Occident sa physionomie définitive qu'au Moyen Age, parfois même au xvie siècle.
Il n'est donc pas si aisé que d'aucuns le croiraient d'étudier l'Alchimie, d'autant plus qu'il est difficile, même pour un historien averti, de quitter le point de vue de la science contemporaine pour aller chercher, derrière un langage spécial, d'allure étrange, des conceptions qui semblent, à première vue, insolites et extravagantes à l'homme moderne.



source :http://perso.orange.fr/pensee.sauvage/L2/alchimie/index.html
http://perso.orange.fr/cabanis/rogercaro/dictionnaire_ex.htm
http://www.alchymie.net/index2.html

Publié par Eloah à 09:25:36 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

Les 4 éléments | 11 février 2008




LES QUATRE ELEMENTS

Le dédoublement du Sel.
La théorie des Eléments.
Leurs symboles.
Leur coordination.
La vie élémentaire.
Comment la prolonger ?
Le fluide des magnétiseurs.



Le Sel comprend l'ensemble de ce qui constitue la personnalité, donc tout à la fois l'âme et le corps, l'une étant ce qu'il y a en nous de céleste, et l'autre ce qui nous rattache à la terre.
Cette division est figurée dans le signe alchimique du Sel par le diamètre horizontal qui partage le cercle.

Le segment supérieur représente ce qui est pur, inaltérable et imperceptible, tandis que sa contre-partie inférieure se rapporte à ce qui est hétérogène, accessible à nos sens et sujet à de perpétuels changements. Ce domaine moins éthéré est soumis à l'empire des Éléments.

Ceux-ci n'ont rien de commun avec ce que nous appelons « corps simples » . Ce sont des abstractions qui se distinguent des choses élémentées.

Les quatre Éléments se trouvent nécessairement réunis en tout objet physique, car la matière élémentaire résulte de l'équilibre qui s'établit entre eux.

L'Elément appelé « TERRE » échappe à nos perceptions ; c'est la cause invisible et impalpable de la pesanteur et de la fixité.
Tout aussi métaphysiques sont l'« AIR » qui produit la volatilité, l'« Eau » qui resserre les corps, et le FEU qui les dilate.
Aux Eléments se rattachent les qualités élémentaires, qui sont le sec, l'humide, le froid et le chaud.
La Terre, qui est froide et sèche, a pour symbole le Bœuf de saint Luc, le Taureau zodiacal du printemps.
L'Air, chaud et humide, est le domaine de l'Aigle de Saint Jean, qui brille au ciel parmi les constellations automnales.
L'Eau est froide et humide ; elle correspond à l'Ange de saint Matthieu, ou au Verseau, station du soleil en hiver.
Le Feu, chaud et sec, est enfin rappelé par le Lion de saint Marc, qui marque dans le zodiaque le milieu de l'été.

L'antagonisme conjugué des Éléments est figuré par un carré que remplit la substance élémentaire.

Les Eléments sont figurés dans l'homme par la matière corporelle passive (Terre), par l'esprit ou le souffle animateur (Air), par les fluides, véhicules de la vitalité (Eau), et par l'énergie vitale, source du mouvement (Feu).

La Terre est un récipient poreux, que traversent l'Eau et l'Air, pour aller alimenter le Feu, qui brûle au centre.

Excité par l'Air, celui-ci consume une partie de l'Eau et vaporise le reste.

La vapeur se fraye passage à travers les pores de l'écorce terrestre et s'élève à l'extérieur ; mais le froid la condense en nuages qui se résolvent en pluie.

L'Eau, tenant l'Air en dissolution, s'accumule ainsi à la surface du sol, qu'elle imbibe, pour retourner au foyer central.
Il s'établit de la sorte une circulation ininterrompue qui entretient la vie et dure tant que le Feu n'est pas éteint.
Lorsque l'Eau nourricière abonde, le Feu ne demande qu'à briller d'un vif éclat.

C'est le cas de la jeunesse exubérante et impétueuse, qui aime à se dépenser jusqu'à l'épuisement de toute humidité centrale. Il survient alors un état de fatigue et d'accablement, dont le remède est le repos.
Or, l'activité se ralentit d'elle-même, dés que le Feu manque de combustible. L'abaissement de la température provoque la condensation de l'humidité extérieure : il pleut, et l'Eau résorbée vient réveiller l'ardeur centrale. Tel est le mécanisme de la réparation pendant le sommeil des forces consumées à l'état de veille.

Avec l'âge le liquide vital se fait d'autant plus rare qu'il a été moins économisé. Il faut donc apprendre à gouverner son Feu avec sagesse, si l'on ne veut pas vieillir prématurément.
Quant à l'art de prolonger de beaucoup la vie humaine, il est loin d'être une pure chimère.
L'huile de la lampe de Vesta est susceptible de parer à l'usure des rouages physiologiques. Nos cellules ne se reproduisent pas indéfiniment après un certain nombre de générations leur race s'épuise, et c'est en cela que réside la cause fatale de notre mort corporelle. Ce qui dans notre personnalité est soumis aux Eléments se trouve ainsi voué à un déclin plus ou moins tardif, mais inévitable. Seule la partie sur-élémentaire de notre être peut aspirer à l'immortalité.

L'Elixir de longue vie ne s'en rapporte pas moins à une hygiène à la fois physique, morale et intellectuelle, que les sages ont préconisée de tous temps.

En magnétisme, le « fluide » n'est pas autre chose que l'eau vitale extériorisée sous forme de vapeur. Le thérapeute fait passer sa propre humidité dans l'atmosphère du malade, qui la résorbe et acquiert ainsi un surcroît de vitalité.

Mais il est des magnétiseurs que caractérise l'ardeur du Feu, plutôt que l'abondance de l'Eau. Ils seront de préférence expérimentateurs et agiront par la volonté. Leur intervention sera précieuse dans certains cas spéciaux où il importe de remédier à l'obstruction des pores de l'écorce terrestre en stimulant la circulation vitale.
On ne peut alors avoir recours qu'au Feu qui, agissant de l'extérieur, vaporise l'humidité interne et l'oblige à se frayer un passage à travers la Terre insuffisamment perméable. Celle-ci est ainsi décrassée, et de ce fait le malade devient accessible à l'action magnétique ordinaire.

La perméabilité exagérée de l'écorce terrestre rend impressionnable au plus haut point. Les sujets se montrent alors d'une sensibilité exquise. Le magnétisme les transforme à vue d'œil ; mais ce qu'ils acquièrent trop vite risque de leur échapper avec une égale rapidité.

Le moyen de rendre sa propre Terre perméable intéresse au plus haut point le psychurge qui veut arriver à déployer la plénitude de sa puissance. Il en sera traité au chapitre suivant.


Isidore de Seville, De natura rerum, receuil manuscrit vers 800


le diagramme ci-dessus indique les rapports que peuvent avoir entre eux les quatre éléments et leur métamorphoses possibles ainsi que leurs dispositions par rapport aux quatre saisons et aux tempéraments terre - automne - temprerament mélancolique/feu - été-teprérament colériqu/air - printemps - tempérament sanguin / eau - Hiver - tempérament flegmatique

Publié par Eloah à 09:22:35 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

Les 3 principes | 11 février 2008

LES TROIS PRINCIPES

La Lumière.
Soufre, Mercure et Sel.
L'Azoth des Sages.
Le Binaire et sa conciliation.



L'Hermétisme fait remonter l'origine première de toutes choses à une radiation qui part simultanément de partout : c'est la Lumière infinie, l'Aôr Ensoph des Kabbalistes ( Les théories alchimiques ont été résumées avec une clarté remarquable en 1864, par 1e Dr Ch. de Vauréal dans son Essai sur histoire des Ferments, thèse de doctorat qui fit alors sensation au sein de la Faculté de Médecine de Paris).

Cette Lumière créatrice émane d'un centre qui n'est localisé nulle part, mais que chaque être retrouve en lui-même.
Envisagé dans son unité omniprésente, ce Centre est la source de toute existence, de toute pensée et de toute vie.
Il se manifeste dans les êtres comme le foyer de leur énergie expansive, laquelle semble se rapporter à un feu interne, qui serait entretenu par ce que les alchimistes appellent leur SOUFRE.

Or, l'ardeur centrale résulte pour chaque être d'une réfraction en lui de la lumière ambiante, craquelle est avide de pénétrer les corps et représente les influences qui s'exercent sur eux de l'extérieur.

Ainsi la Lumière-Principe se manifeste par rapport aux êtres sous deux aspects opposés : elle converge vers leur centre sous le nom de MERCURE, puis elle rayonne de ce foyer radical à titre d'émanation sulfureuse.

Le Mercure fait donc allusion à ce qui entre et le Soufre à ce qui sort ; mais entrée et sortie supposent un contenant stable, lequel correspond ce qui reste, autrement dit au SEL.
Tout ce qui est relativement fixe résulte d'un équilibre réalisé entre l'expansion sulfureuse et la compression mercurielle.
Le Sel est une condensation lumineuse produite par l'interférence de deux rayonnements contraires ; c'est le réceptacle en qui s'infiltre l'esprit mercuriel pour y exciter l'ardeur sulfureuse.

En tout ce qui peut se concevoir comme existant on distingue de toute nécessité Soufre, Mercure et Sel ; car on ne saurait rien imaginer qui n'eût sa substance propre (Sel ), soumise simultanément à des influences internes (Soufre) et externes (Mercure).

Considéré dans son universalité, comme l'éther partout répandu qui pénètre toutes choses, le Mercure prend le nom d'Azoth des Sages.

C'est alors le souffle divin (Rouach Elohim) que la Genèse nous montre se mouvant sur le dessus des eaux, lesquelles sont représentées par le Sel .

Originairement tout réside dans l'Azoth ; mais par l'opération de l'Esprit divin le Verbe s'incarne au sein d'une Vierge immaculée, qui donne naissance au Rédempteur.

Celui-ci n'est autre que le Vouloir particulier harmonisé avec la Volonté générale ; c'est le Soufre allié au Mercure dans un Sel parfaitement purifié.
Cette alliance permet à l'individualité de conquérir la plénitude de l'être, de la vie et de la pensée ; car les individus n'existent, ne vivent et ne pensent que dans la mesure où ils parviennent à s'assimiler l'être la vie et la pensée de la collectivité dont ils font partie.

Nous ne sommes rien par nous-même : tout provient du grand Tout.

L'homme doit donc chercher à s'unir étroitement à la source permanente de toutes choses.
Mais l'intimité d'une semblable union dépend du degré de pureté auquel est porté le Sel.


La prédominance du Soufre exalte l'initiative individuelle et se traduit par des qualités viriles énergie, ardeur, courage, audace, fierté, goût du commandement.
Elle pousse à créer, à inventer ; elle incite au mouvement, à l'action, et porte à donner plutôt qu'à recevoir ; aussi l'homme se base-t-il moins que la femme sur la foi réceptive : il préfère élaborer ses propres idées plutôt que de s'assimiler celles d'autrui.

Le Mercure développe au contraire les vertus féminines : douceur, calme, timidité, prudence, modestie, résignation, obéissance.
Il ne rend pas inventif, mais il donne la faculté de comprendre, de deviner et de sentir avec délicatesse ; de plus il fait aimer le repos, surtout celui de l'esprit ; absorbé dans la rêverie et le vagabondage de l'imagination.

Quant au Sel, il engendre l'équilibre, la pondération, la stabilité ; c'est le milieu conciliateur qu'on a pris à juste titre comme le symbole clé la sagesse.

Tous les corps, selon cette tradition, sont composés d'un soufre (principe physique) et d'un mercure (principe spirituel), en diverses proportions;

L'opération alchimique du Grand Œuvre connaît de nombreuses et difficiles étapes pour séparer le soufre du mercure depuis la materia prima. Si l'on réduit totalement le soufre en en ôtant son mercure, bref si l'on retire toute vie de la matière, on obtient un sel, plus bas stade de l'expression physique. On comprend par là que le soufre est aussi composé d'un peu de mercure. Le mercure lui aussi doit être compris dans un sens essentiel, symbolisant le receptacle du feu divin, qui est aussi l'intelligence divine (spiritus), le principe de vie ou l'Énergie universelle (prâna, Ka, Ki, etc.).

Le Sel n'est pas issu d'un Soufre auquel on aurait "retiré" son Mercure !

Toute chose, quel que soit son règne - animal, végétal minéral ou métallique - contient un Principe Soufre, un Principe Mercure et un Principe Sel . 

- Le Principe Soufre peut être considéré comme "l'Âme", 

- le Principe Mercure comme "l'Esprit" 

- et le Principe Sel comme la Matière,le corps,

l'aspect le plus physique. Ces Principes, dans la manifestation, ont comme support une forme : dans le monde végétal, par exemple, le Principe Soufre se manifeste sous forme d'un corps gras, qui est l'huile essentielle de la plante ;

le Mercure se manifeste lors de la fermentation ("putréfaction" en langage alchimique) et est représenté par l'alcool (l'alcool provenant de la vigne est appelé "l'Esprit de vin") ; le support du Principe Sel est représenté par les sels minéraux, solubles et insolubles, de la plante.

Le Mercure est le lien qui permet de relier le Soufre au Sel.

L'alchimie se propose d'effectuer une séparation la plus parfaite possible des trois Principes (par l'intermédiaire de leurs supports respectifs), d'effectuer sur chacun des supports une purification absolue.

Puis la réunion des supports purifiés - et qui ainsi ont pu "fixer" les Principes - conduit soit à l'Elixir, soit à la Pierre lesquels constituent l'achèvement de l'œuvre sous sa forme liquide ou solide. Le Mercure (alcool) va extraire le Soufre (par macération) ; on obtient ainsi une teinture.
Une filtration permet de séparer la teinture (mélange Soufre-Mercure) des Sels. Si l'on distille la teinture on sépare le Soufre (qui se présente comme un miel gras) du Mercure qui passe à la distillation.

Ce Mercure est l'essence de la plante; il est marqué car il a la mémoire de l'âme de la plante qu'il a extraite sous forme de Soufre.

Le Sel qui est isolé par le filtrage de la macération est réduit en cendres par une carbonisation afin qu'il ne contienne plus de particules de carbones (organiques) mais seulement des éléments minéraux (il est alors appelé "sel fixe").
Par lessivages et filtrages répétés de ces cendres, on sépare les Sels solubles des sels insolubles ("Caput mortem") de la plante. Les trois supports peuvent alors être travaillés séparément par des solve-coagula (dissolutions-évaporations), par des distillations successives et par des carbonisations (au four), ces opérations ayant pour but à la fois d'éliminer les impuretés et de "fixer" progressivement les Principes Soufre et Mercure sur le Sel totalement purifié. Il est à remarquer que c'est le Sel, partie la plus matière, la plus physique de la Matière Première, qui va servir de support matériel à l'Âme et à l'Esprit, comme le corps, s'il se purifie, va progressivement pouvoir s'ouvrir aux Principes divins.

Publié par Eloah à 09:21:38 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

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