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n'est pas un sentiment.
L'Amour est une
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Vous êtes
~ Energie ~.

et TOUT dans l'univers
EST
~ Energie ~.







Ne crois pas que l'homme est d'origine terrestre,
même s'il croit provenir de la Terre.
L'homme est un esprit qui provient de la Lumière.
Mais tant qu'il n'en a pas conscience,
il ne peut être libre.


Hermès Trismegiste - Les Tables d'Emeraude - Tablette IX








Saches que tu es le MAÎTRE.
Le monde des apparences et toutes les illusions qui se présentent devant toi proviennent du dedans .
Tu en es le Créateur.
Alors continue à grandir dans le royaume de la clarté et garde tes pensées dans la Lumière.
Tu es UN avec le Cosmos, une flamme et un enfant de la Lumière.
En toi, se trouve ta connexion avec le TOUT RAYONNANT DE LUMIERE.
C'est pourquoi, je te mets en garde : ne laisse pas tes pensées s'égarer vers la croyance que la Lumière provient de l'extérieur de toi

Hermès Trismégiste,Les Tables d'Emeraude- Tablette VII





Puisse l'ordre de la Manifestation
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L'Arbre de Vie (définition) | 14 février 2008




La Tradition de la Qabalah qui n'est qu'une tendance de "la stricte voie tracée", offre précisément à chacun la possibilité d'évoluer dans le sens de l'équilibre, par la construction d'une arborescence appelée "Arbre de Vie" et par le cheminement dans ses sentiers, dans le but de sentir et de repérer la voie du milieu.

Elle offre la possibilité de discerner entre les dualités qui nous habitent, tant sur le plan pratique que sur le plan éthique.
L'être humain baigne dans le mélange du bien et du mal, agit avec intuition et jugement, réagit par la rigueur et la miséricorde, vit à travers des comportements actifs et passifs, masculin et féminin...

Encore faut-il en être conscient.

La connaissance du divin passe par la connaissance de soi, mais on peut aussi inverser la proposition.
La démarche de réflexion et de cheminement liée à l'Arbre de Vie pose un acte et crée des repères, facilitant de ce fait la relation avec le divin.
Celle-ci est une vibration autorisant une approche, un simple effleurement.

On peut appréhender l'Arbre de Vie comme un modèle de l'esprit se reflétant dans tous les actes de la vie matérielle ou comme une transposition des archétypes humains dans un univers aux limites du cerveau humain, allant jusqu'aux frontières du divin.
Appelé monde intermédiaire, cet espacement est le résultat de séparations successives résultant du processus de la création et de l'éloignement progressif du divin.
Comparable à un sas entre le monde spirituel et le monde matériel, ce monde est inaccessible au profane.
Mais un individu préparé peut le sentir, le percevoir ou s'en rapprocher.

L'infini "ayn sof" est une "unité sans limite" qui règne dans l'éternité.
Cette unité est aussi une volonté sans finalité, sans besoin et sans détermination.
De cette volonté naît la pensée ou le projet de créer l'univers: l'origine du déclic est la Cause des Causes, le secret absolu et insondable, la grande interrogation qui sépare la foi de l'incrédulité. Le résultat de cette pensée est ce double mouvement simultané de retrait et d'émanation, qui équivaut en fait à une immobilité sur le plan ontologique.

Le mouvement de retrait aboutit à faire le vide, à obtenir le "néant" et à laisser une place à la création.
Le mouvement inverse est celui de l'émanation qui aboutit à remplir ce néant de lumière, une "lumière sans limite".
C'est la "Sagesse du Commencement".

Globalement l'"unité sans limite" s'est déjà retirée dans son immobilité, en ne laissant qu'une "trace", presque un souvenir que l'homme fait revivre par son action et par sa propre pensée.
D'où le schéma d'un Arbre de Vie, agencement spécifique des "attributs" du divin, de cette trace du "sans limite", pour la saisir ne serait ce qu'un instant, une fraction de seconde avant qu'elle ne s'évanouisse dans l'espace et le temps.

L'être humain cherche à conserver cette petite parcelle de lumière, cette étincelle qui lui est parvenue.
Il cherche à la faire vivre à travers les branches et les noeuds de cet "Arbre de Vie", appelés lettres et séphirot.

Sur le plan matériel, l'être humain est un être fini qui ne peut réaliser cette sauvegarde qu'avec ses limites.
Il est ainsi amené à illustrer le fond de sa pensée par des images et des schémas.
Mais comment représenter l'idée que l'on se fait d'émanations, de flux de lumière, d'écoulement de rosée, d'attributs émanant d'un être infini, à la fois lointain et proche, sans tomber dans l'anthropomorphisme?
Et il est encore plus difficile d'exprimer en langage humain compréhensible l'idée que l'on se fait de la pensée de D. eu égard au monde créé.

La Tradition a essayé de combler ce fossé en proposant cette notion de "séfirah" qui a reçu les désignations les plus étranges et les plus poétiques: parole, lumière, force, source, saphir, mesure, couronne....

Ce mot dérive de la racine s/p/r qui a plusieurs sens: numération (nombre, recensement), narration (récit, livre),
transparence (saphir, sphère). Pour se fixer les idées on peut dire que les séfirot sont les vases créés par l'épanchement de la lumière originelle, celle qui provient du mouvement de retrait et d'émanation de l'unité "sans limite".

Ces vases sont aussi bien des récepteurs que des transmetteurs, aussi bien des récipients que des outils de la création.

Tant les lettres de l'alphabet peuvent être aisément appréhendées comme les briques élémentaires du langage,
de la création et de l'action, dans la construction de l'univers, tant les séfirot apparaissent comme des entités abstraites,
difficiles à concevoir.
Plus l'être humain parvient à élever son âme et à tendre vers son côté infini, plus il est capable de les sentir ou de les comprendre.

En fait, il faut savoir ici que le monde intermédiaire des forces-séfirot et des signes-lettres coïncide avec le monde des anges et des âmes, qui sont deux aspects d'une même unité, à l'image de la lumière
qui est à la fois ondes et particules.

L'Arbre de Vie est la construction centrale de la Qabalah. Il est une image universelle de l'unité fracturée dans le décimal.
Pour se fixer les idées, le nombre dix peut être représenté par des choses aussi concrètes que des oiseaux ou des fruits;
ici il s'agit de notions abstraites comme la sagesse, la compassion ou le discernement.

Malgré ou grâce à son anthropomorphisme, l'Arbre de Vie est une image qui plaît.
Elle est comme une empreinte subtile que le monde spirituel a laissé dans le subconscient de l'homme, ou dans sa mémoire profonde.
Des approches différentes et variées sont pourtant nécessaires pour en préciser le contour malgré leur caractère infini, et même si on est amené à se répéter.

source : http://www.cyber-contact.com/

Publié par Eloah à 15:46:55 dans Kabbale pratique | Commentaires (5) |

Le Golem | 14 février 2008


MessageSujet: Le Golem   Ven 8 Sep 2006 - 13:15 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l'adresse IP du posteur




Le Golem

La Bible dans son psaume 139,6 emploie le mot Golem dans son sens originel, soit embryon, substance informe. Selon les rabbins, la création d'Adam se fit en sept jours, au cours du dernier, Dieu souffla dans ses narines et l'anima, c'est alors que certains Rabbins ont estimé possible de créer un être animé. Selon les légendes, certains Saints Thamuldiques avaient réussi a animer une masse ayant la force d'un homme.
A l'époque des croisades, les Juifs pour tenter de survivre et disposés à se défendre créèrent cette arme terrible mais incontrôlable que fut le Golem. On devait pétrir avec de l'argile rouge une statue humaine à peu prés de la taille d'un enfant de dix ans, puis écrire sur son front le mot Vie en Juif, soit EMETH. Aussitôt, la créature vivait, devenant un esclave docile pour le magicien qui pouvait ainsi lui commander les travaux les plus durs. Un seul inconvénient, le Golem croissait avec une très grande rapidité devenant un géant.

Le seul remède pour transformer le Golem en une masse inerte était d'effacer sur son front le mot Vie et de le remplacer par le mot Mort c'est à dire Meth.
Un rabbin nommé Ben Levi, créa ainsi quatre géants qui creusèrent au sein de sa maison un souterrain de mille pas de longueur, dont il avait besoin pour cacher ses trésors et ses livres, à la veille d'une perquisition, dont il avait été secrètement averti.

Quand le travail fut terminé, le Rabbin se trouva fort embarrassé, car les Golems avaient trois fois leurs tailles, il ordonna respectivement aux trois golems de s'agenouiller pour renouer les cordons de ses sandales, de cette ruse il put effacer sur leurs fronts la première lettre du mot Vie.
Au XVI eme siècle, lors des persécutions contre les juifs, les histoires de Golem prirent une importance considérable, ce dernier se transformant non plus en des esclaves mais en sorte d'héros nationalistes, en somme un symbole de défenseur.

Le Golem de Gustav Meyrink

Du célèbre roman, Meyrink se servit du Golem de Judah löw. Talmudiste, mathématicien et philosophe neo platonicien, il naquit à Posen en 1525.
Il s'établit à Prague ou ses fonctions de Rabbin lui valurent bon nombre de succès comme le prouve ce surnom " le pilier d'acier qui supporte Israël ". Succès tellement intense qu'on lui attribua des miracles, dont celui de la création du Golem. Un halo de mystère entoure cet étrange personnage, une vie que nous pouvons rapprocher de celle de Faust .
Craignant pour sa commune et grâce à l'aide de ses deux beau fils, il créa son Golem, respectant les traditions du Shabbat, il lui ôtait la vie chaque vendredi soir. Hélas lors d'un oubli, craignant pour la cérémonie, il se hâta à la rencontre de sa créature qui arrivait à l'entrée de la synagogue, à cet instant suprême, il put le détruire.
Une légende aux multiples facettes, Gersham G. Sholem nous conte une autre légende :
La communauté était déjà rassemblée pour le culte dans la synagogue et avait déjà récité le psaume 92 du Shabbat, lorsque le Golem commença a crier d'une force extraordinaire, a secouer les maisons et a menacer de tout détruire (...) Il se précipita contre le Golem furieux et lui enleva la Vie, le Golem tomba a terre.

Une autre légende
:

Le trente troisième jour après Pâques, le Rabbin Löw et deux hommes se rendirent au grenier ou le Golem avait été crée, debout vers la tête du golem endormi, les visages tournés vers les pieds. Puis ils marchèrent sept fois autour du corps, formulant des paroles magiques. Au septième jour, toute force de vie avait quitté le Golem.
En 1910, un reporter reçut la permission de monter au grenier de la synagogue, il n'en parla guère :
C'est l'endroit idéal pour créer et enterrer le golem à minuit se contenta t'il de révéler.
Meyrink apporte de nouvelles variantes :
Il se reproduit à peu près tous les trente trois ans dans des ruelles un événement qui n'a rien de particulièrement bouleversant en lui même et qui provoque une panique car on n'y trouve aucune explication.
Le Golem du roman de Meyrink a l'apparence de celle d'un homme de type Mongol, le teint jaune et les yeux obliques, nul ne peut se souvenir de son apparence.
Athanus Pernath, héros du livre reçut la visite du Golem qui lui confia un livre a restaurer, a peine la porte fut elle franchie que Pernath ne pouvait se souvenir de l'apparence du Golem.

Publié par Eloah à 15:46:18 dans Kabbale pratique | Commentaires (0) |

LE SCEAU DE SALOMON | 14 février 2008





Place-moi comme un sceau sur ton coeur
(Cantique des cantiques de Salomon, VIII, 6)





Fils du roi David, Salomon dont le nom dérive de Shalem, nom originel de Jérusalem, fit de cette ville une capitale de justice et de paix. Détenteur des deux vertus cardinales du souverain lintelligence et la science, qui permettent de distinguer le bien du mal il sait appréhender lunivers. Dieu lui dit en songe : Je te donne un tel esprit de sagesse et dintelligence, que ton pareil na pas existé avant toi ni ne sera après toi (I Rois, III, 12). Lexposition, qui fut organisée autour du thème du sceau de Salomon par le Dr Rachel Milstein au musée de la Tour de David de Jérusalem, investigue limage de ce roi, patron des sciences et des arts, qui fut aussi celui que Dieu désigna pour bâtir le Temple de Jérusalem.

Comment cette image nous est-elle parvenue ? La légende du sceau de Salomon, de ce sceau miraculeux confié au monarque par Dieu, est commune aux traditions juives, chrétiennes et musulmanes. Ancré dans la terre mais atteignant les cîmes paradisiaques, le sceau de Salomon symbolise lharmonie des contraires, reflète lordre cosmique, les cieux, la trajectoire des astres, le flux perpétuel entre le ciel et la terre, entre lair et le feu. Il incarne la sagesse surhumaine et la monarchie de droit divin.

A travers ce symbole et ses multiples significations, cette exposition explore les interactions culturelles entre les sciences et les techniques, la cosmologie, la médecine, larchitecture et la musique. Elle nous fait découvrir un univers dune grande richesse et dune grande beauté, et vient compléter un cycle dexpositions temporaires destinées à rehausser la place de Jérusalem en tant que carrefour de civilisations. Le sceau de Salomon est le symbole privilégié des échanges culturels entre lOccident et lOrient, un symbole de concorde au-delà des divergences ponctuelles entre langues et religions.

De Salomon à Suleiman

En 1536, Soliman le Magnifique entreprit de grands travaux de restauration sur le mont du Temple et convertit en mosquée léglise érigée par les croisés sur lemplacement du Cénacle. Il soulignait ce faisant sa relation à Salomon, fils de David, et son appartenance à larbre de Jessé, la dynastie messianique à laquelle les chrétiens rattachent Jésus. Sur les murailles denceinte quil fit ériger furent gravés des symboles en forme de triangles entremêlés, des étoiles de David considérées par les musulmans comme le sceau de Salomon (Khatam Suleiman) et qui étaient censées protéger la ville sainte.

Lhexagramme est empreint de nombreuses connotations, surtout quand il est entouré dun cercle ; depuis lAntiquité, en effet, lui sont attribués des pouvoirs magiques. Au-delà du motif décoratif ou du symbole nationaliste juif qui, du reste, ne date que du XIXe siècle, au-delà de lélément abstrait de cette représentation de la voûte céleste et de sa complétude toute géométrique, lhexagramme est avant tout un symbole universel. A linstar du pentagramme, beaucoup plus ancien, il évoque lépanouissement des mathématiques et de la géométrie par les civilisations méditerranéennes de lAntiquité.

Cest par géométrie interposée que les pythagoriciens et leurs disciples investissaient dune symbolique cosmique que lhexagramme et le pentagramme furent appréhendés comme la représentation du paradis et de sa réalisation sur terre, du divin réfléchi sur la création. Le lien entre la terre et le ciel, le macrocosme et le microcosme, lesprit et la matière est précisément le thème de cette exposition qui réserve une place essentielle aux traditions des pays musulmans, prédominantes dans la région. Géométrique, lart islamique lest fondamentalement : pour le musulman, lexpression géométrique a plus de valeur que limage dans lart figuratif ; artiste, en arabe, se dit musawwir, celui qui donne la forme, qui forge la relation harmonieuse entre les parties du monde, chacune possédant sa valeur de phrase musicale, toutes ensemble recréant lharmonie des hommes et de lunivers.

Lislam, carrefour de civilisations, a véhiculé en Europe, par le biais dinnombrables groupements ethniques et religieux, les progrès accomplis par les hommes de lAntiquité. A Jérusalem, ville sainte des trois religions monothéistes, lislam va laisser une empreinte indélébile sur les sites et les traditions locales.

Le sceau de Salomon combine une force et une beauté symboliques et tangibles à la fois dans une seule figure, comme le veut lart islamique. La propension avouée de lartiste musulman pour la géométrie sous-tend la recherche dharmonie entre les deux mondes, elle fait le lien entre la science, la beauté et la métaphysique. Cest pourquoi cette exposition recouvre les arts comme les sciences, la cosmologie comme la religion, sans marquer ce qui distingue telle discipline de lautre : médecine et magie, astronomie et astrologie, techniques dirrigation et leurs incidences sur les jardins, relation symbolique entre les jardins dagrément dici-bas et ceux du paradis, entre la voûte céleste et les dômes des bâtiments à vocation séculière ou religieuse. Ce que cette exposition et le catalogue qui laccompagnait ont précisément voulu rehausser, cest la manière dont le roi Salomon, patron des sciences et des arts, a imprimé son sceau sur les civilisations juive, chrétienne et musulmane ; puis, comment, à leur tour, les trois religions monothéistes ont laissé leur empreinte sur la civilisation universelle.

Au Xe siècle av. J.-C., Salomon hérite de son père, David, un royaume qui sétend de lEuphrate à la frontière égyptienne. Il va étendre au nord et à lest le territoire de ce royaume qui fut le plus vaste de lhistoire dIsraël. Malgré les rivalités et les révoltes qui marquèrent son avènement au pouvoir, son règne fut une période de paix, de prospérité et dabondance. Pour la première fois dans lhistoire, la culture matérielle du royaume dIsraël soutenait la comparaison avec celles des grands royaumes dOrient. Le Temple, le palais du roi et les fortifications de Jérusalem furent les principales entreprises du souverain. Mais il y en eut dautres, et les fouilles menées au cours des dernières décennies viennent conforter les descriptions dithyrambiques de la Bible sur le règne de Salomon.

Revers de la médaille : les impôts en nature et en espèces levés sur la population vont soulever les mécontentements et hâter la désintégration du royaume. Lissue tragique du règne de Salomon na toutefois pas influé sur la légende qui a fait de ce roi le plus célèbre de tous les temps. Sa sagesse, associée au fait quil fut le premier à bâtir le Temple et à y instaurer le culte du Dieu dIsraël, en fit un personnage dune importance religieuse et profane cruciale : un roi-prophète, un modèle de souverain aux yeux des musulmans et une préfiguration du Christ aux yeux des chrétiens. Son royaume est considéré comme lapogée de la stabilité, de la prospérité et de la justice sur terre. Les monarques chrétiens et musulmans sentourèrent des rites et de lapparat que les légendes véhiculaient sur ce souverain, les artistes peignirent et sculptèrent son image, les écrivains associèrent son nom aux principes de légitimité du pouvoir et aux modalités du gouvernement équitable. Les califes abbassides (VIIIe-XIIIe siècle) encouragèrent la splendeur dune cour parée des symboles et du cérémonial dune monarchie qui empruntait ses fastes à celle de lempire byzantin. Musulmans ou byzantins, tous sinspiraient de traditions perses qui envisageaient le monarque comme un représentant de la divinité sur terre.

Les mythologies perses comme celles des civilisations du pourtour méditerranéen mentionnent en effet trois grands monarques dotés de symboles et dattributs semblables : Salomon, roi dIsraël, Alexandre le Grand et Jamshid, le roi perse légendaire qui donna le feu à lhumanité et posa les fondations de la culture et du pouvoir. Les traditions islamiques, de leur côté, évoquent quatre monarques denvergure suprême : deux idolâtres Pharaon et Nabuchodonosor et deux croyants Salomon et Alexandre. Des auteurs chrétiens et musulmans associèrent la fondation de Jérusalem à celle dAlexandrie, attribuèrent tour à tour celle du Yémen ou de Constantinople soit à Salomon lui-même, soit à des matériaux prélevés dans des édifices érigés sous son règne. Les dynasties musulmanes de Perse, dIrak et dInde ajoutèrent à leurs attributs les mots de successeur du royaume de Salomon.

Cest sur une paroi de la synagogue de Doura-Europos (Syrie) qua été mis au jour le premier portrait du roi Salomon datant de 244 ap. J.-C. Dinnombrables manuscrits enluminés en Allemagne, France et Italie entre le XIIIe et le XVe siècle sont illustrés de représentations du jugement de Salomon, thème abondamment exploité plus tard par les artistes qui enluminaient les ketoubot (contrats de mariage). La représentation du trône du souverain occupe une place essentielle en tant que symbole de la royauté dans les illustrations où figurent, de façon récurrente, des motifs associés à lordre, à la justice et à la paix universelle. On le trouve chez les chrétiens en particulier chez les souverains européens postérieurs à la Renaissance de la chrétienté occidentale et orientale. Le riche symbolisme du trône fascina les sultans musulmans, ce fut le cas du célèbre " Trône du paon " construit au XVIIe siècle pour Shah Jahan, bâtisseur du Taj-Mahal. La description de la cour du roi Salomon inspira la décoration de maints palais, tels le Kal`at Burg de Lahore (XVIIe siècle), comme elle lavait fait longtemps avant dans le palais omeyyade de Khirbet Mafjar près de Jéricho, où le personnage du souverain dressé sur un couple de lions orne la porte principale de lenceinte.

Autre attribut iconographique du roi Salomon, contesté à lévidence par lorthodoxie musulmane mais pas par la chrétienne qui y voit lunité avec la divinité : le gobelet. Le souverain assis sur son trône, tenant un gobelet et écoutant les sons du luth est une représentation courante dans toutes les civilisations, de lEspagne à lAfghanistan. Des gobelets royaux (dont lun, remontant vraisemblablement au VIIe siècle, faisait partie du trésor des rois de France et était désigné sous le nom de Coupe de Salomon) décorés dhexagrammes étaient produits dans les pays musulmans.

Les souverains musulmans associant leur autorité à limage de Salomon, son sceau devint dès lors le symbole de la sagesse, de la maîtrise des forces de la nature, du gouvernement des hommes, du réagencement de lordre cosmique grâce à la rectitude du souverain, par lusage efficient des ressources naturelles, par lempire de la moralité et de la justice, de la paix entre les créatures et avec les animaux, de la santé du corps et de lesprit. La relation indissociable entre lhexagramme et le pouvoir royal est manifeste dans les monnaies frappées à diverses époques et dans différents pays. Ce fut le cas notamment au Maroc où il fallut attendre les années quarante pour que lhexagramme soit remplacé par le pentagramme sur les monnaies.

Le pentagramme, nous lavons déjà signalé, est de loin antérieur à lhexagramme. Doté de propriétés magiques, il apparaît sur des coupelles où il sert à éloigner les mauvais esprits. Lhexagramme, pour sa part, pénétra lislam à travers lEgypte copte dès le VIe siècle. Il ne devint toutefois un motif religieux associé au mythe du roi Salomon quà la fin du VIIIe siècle chez les musulmans et inspira la facture des lampes. La convergence du sceau et de la lumière sinscrit dans la tradition islamique qui assimile Dieu à la lumière, à la plénitude. Dans lart juif, la première apparition qui nous soit parvenue du sceau de Salomon, associée à la représentation du candélabre du Temple, remonte à une illustration du Xe siècle figurant dans un manuel denseignement de lhébreu rédigé en Egypte. On trouve fréquemment ce motif sur des pierres tombales et des objets rituels musulmans, notamment dans le minbar de la grande mosquée de Kairouan et dans des minbars et des mihrabs de Syrie, de Mésopotamie, dAfghanistan et dInde à compter du XIe siècle. Le christogramme de liconographie chrétienne sapparente également à lhexagramme, et ce nest sûrement pas un hasard.

Le sceau de Salomon apparaît également sur des objets familiers, parfois sur leurs parois intérieures pour attirer labondance, et sur des amulettes et talismans, voire, nous lavons mentionné, sur les murailles denceinte de la ville pour chasser les mauvais esprits.

De nos jours, lhexagramme est assimilé à la fois au sceau de Salomon et à létoile de David, et considéré comme un signe distinctif du judaïsme tandis que le pentagramme est la représentation du sceau de Salomon pour les musulmans. Gershom Scholem, le grand spécialiste de la mystique juive, a investigué abondamment les fonctions protectrices de lhexagramme et son intégration dans le judaïsme à partir de traditions islamistes. Selon cet éminent chercheur disparu, lhexagramme fut un symbole universel avant dêtre assimilé par les juifs, vraisemblablement pour la première fois, par la communauté de Prague au XIVe siècle. On le trouve dans des copies de la Bible et des manuscrits hébraïques allemands et espagnols dès le XIIIe siècle. La Kabbale en fit un usage abondant notamment dans des talismans et des mezouzot, où il symbolise le fait que lhomme scelle sa destinée dans un cercle magique que les démons ne pourront investir, en se protégeant des mauvais génies, conformément aux pouvoirs ésotériques que les légendes attribuent au roi Salomon.



La sagesse de Salomon


On attribue à Salomon la rédaction de trois livres de la Bible : lEcclésiaste, le Cantique des cantiques et les Proverbes. Parmi les livres qui lui furent attribués, citons La Sagesse de Salomon, partie du canon chrétien, qui octroie au souverain la maîtrise de lastrologie et des puissances spirituelles ainsi que la connaissance des propriétés thérapeutiques des plantes. Flavius Josèphe évoque les pouvoirs magiques du roi dans ses Antiquités juives, et va jusquà dire que Salomon composait ses vers à des fins dexorcisme. Les légendes relatives à son pouvoir sur les démons sont consignées dans le Testament de Salomon, compilation de récits grecs de médecine populaire datant du IIIe siècle et portant sur les causes de diverses maladies et sur les moyens de les prévenir. Des témoignages semblables ont été légués par certains auteurs musulmans qui désignent Salomon du nom de Calife de Dieu, préfiguration du Prophète et identifient le dôme du Rocher au Temple de Salomon comme le firent après eux les Templiers et les Hospitaliers avec leur Templum Salomonis. Lusage du sceau, au-delà de ses vertus dauto-protection, est investi dévidentes connotations politiques : le gardien du sceau royal est en effet le seul personnage du royaume à détenir le pouvoir démettre des décrets au nom du souverain, ce dernier lui ayant remis ce sceau reçu de Dieu qui y a gravé son Nom (le tétragramme), le transformant en Son calife, son préposé ici-bas. En loccurence, une préfiguration du Prophète Mohamed.

Dans le domaine artistique, les légendes véhiculées par les traditions juive et musulmane décrivent Salomon comme un musicien accompli, digne fils de son père. La musique, qui était considérée par les Grecs comme appartenant à la catégorie des sciences exactes, connut un essor théorique considérable chez les Arabes dès le IXe siècle et était considérée comme une clé de lappréhension de lunivers. Elle était associée à la médecine en tant que moyen de génération de lharmonie de lâme humaine, un moyen de parvenir à léquilibre psychique, mais aussi de soulager les douleurs, voire dapaiser la démence. Ainsi on voit apparaître dans lart islamique des personnages féminins tenant un luth, jouxtant un monarque brandissant un gobelet et parfois un sceau de Salomon sur des instruments ou sur des ouvrages de théorie musicale.

Parallèlement à ses pouvoirs et à sa sagesse, Salomon est doté du degré suprême de spiritualité, lequel trouve son expression à la fois dans les oeuvres architecturales quil laissa à la postérité, mais aussi dans sa production poétique. Le Cantique des cantiques qui lui est attribué possède des parallèles dans la poésie des Soufis et dans la poésie populaire en islam.

Salomon, dont la réputation sétendait au monde de son époque attira à sa cour de nombreux souverains, la reine de Saba en particulier, celle dont le royaume est identifié à lAbyssinie de la Bible. Cest ainsi que, depuis le XIIIe siècle de lère chrétienne, tous les descendants de la dynastie régnante en Ethiopie font remonter leurs origines au roi Salomon. Des descriptions de la visite que lui rendit la reine de Saba ornaient les murs de leurs palais. Salomon fut aussi un grand bâtisseur de bassins et de réservoirs deau. Et quand Soliman le Magnifique restaura le système dadduction deau de Jérusalem, il forgea un lien supplémentaire avec les traditions du grand monarque. La sagesse octroyée par Dieu à Salomon lui permit de recréer en ce monde le jardin dEden. A noter que le mot hébreu pardess (paradis) fut emprunté par les Grecs aux Perses au IVe siècle av. J.-C. et que les traditions chrétiennes et islamiques préservèrent le motif des quatre fleuves avec un arbre à leur point de convergence.

Mais cest le Temple qui constitue lapogée des trois religions monothéistes, il est le point de convergence entre Dieu et sa création, entre la Jérusalem céleste et la Jérusalem terrestre. La configuration même, traditionnellement attribuée au Temple est une représentation architecturale du cosmos, des sphères et des planètes, du
mouvement du soleil et des saisons. Cest, du reste, la raison pour laquelle les signes du zodiaque occupent une place aussi importante dans liconographie des synagogues de lépoque byzantine, qui évoquent le symbolisme du Temple. Depuis le premier siècle de lhégire, le mont du Temple occupe une place privilégiée en islam, et pour les mêmes raisons que celles des juifs et des chrétiens : à la rédemption, les morts se présenteront au Temple pour y passer en jugement. Ce Temple où Mohamed, maillon entre le passé et lavenir, le judaïsme, le christianisme et lislam, avait prié en compagnie des prophètes qui lavaient précédé ici-bas avant de sélever vers le paradis.

Un ouvrage manuscrit, copié et enluminé à Istanbul vers 1500, le Suleiman Namé (Livre de Salomon) porte, sur son frontispice le roi-prophète installé dans une structure en coupole surmontant le toit dun grand édifice de six étages, peuplé de toutes les espèces vivantes sur et sous terre, disposées par ordre hiérarchique. Les prophètes sont assis juste au-dessous de Salomon, puis viennent les rois, les soldats, les ouvriers et, au niveau inférieur, les animaux et les démons. Dans les cieux volent des oiseaux, au-dessus des oiseaux des anges. Une recherche stylistique sur les différents éléments de cette représentation indique une influence occidentale manifeste, probablement celle qui fut véhiculée dans lempire ottoman par les juifs expulsés dEspagne. Lillustration ottomane, par conséquent, referme le cercle du mythe et du symbole visuel qui firent leur apparition au cours de la période romaine, suivirent les errances du peuple juif en Espagne, pour revenir, via les pays dEurope occidentale, en Orient, dans la capitale de lempire ottoman, doù le motif de lhexagramme va se répandre à travers tout lempire.

Extraits du catalogue de lexposition (en arabe, hébreu et anglais), traduits et adaptés par A.M.S.

L'article et les images sont tirés du site israel ministry of foreign affairs
http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/1990_1999/1999/9/Le%20sceau%20de%20Salomon

Publié par Eloah à 15:45:27 dans Le Kriya Yoga | Commentaires (2) |

La sephira DAATH | 14 février 2008



la sephira daath


daath est considérée comme une non-sephira, elle n'est pas représentée dans l'arbre de Vie, c'est une sephira invisible.

On l'appelle la "connaissance".
Pourquoi la "connaissance " parce que c'est l'endroit où la conscience se fait lors de notre réalisation.
Cet endroit renferme tout ce qui a pu se passer en nous depuis l'origine des monde dans le bien comme dans le mal.

elle est dans l'axe du pilier du milieu là où se trouve kether et thiphereth.
et elle se situe également entre Binah ( l'intelligence) et Hochmah( la Sagesse), à l'endroit de la gorge probablement parce que c'est la que nous prononçons le Verbe.

On dit qu'elle serait l'enfant de BINAH et HOCHMAH.



Toute transformation de l'homme dans son ascension emet un ecoulement de forme au travers des sephiroths et qui se voit obligatoirement passer par daath dans l'axe vertical, tout comme par malkuth - yesod - thiphereth - kether

Daath serait l'endroit de la réalisation consciente de nos expériences de vies.

c'est l'endroit où est également reflété et contenu la mémoire du monde et donc la compilation des Six sephiroths inférieurs.

en effet , le monde fut créé en 6 jours le 7 ème jour dieu se reposa.
les sephiroths inférieures sont donc au nombre de 6 (ysod -hod- netsah- thiphereth - hesed -guebourah ) la 7ème étant malkuth (le royaume) l'endroit ou les choses prennent forme , la réalité.

c'est pourquoi daath et en résonnance avec la sephir malkuth.

c'est par daath que nous prenons conscience de la cristallisation en malkuth, en tant que réalisation de notre individu.

Mais c'est en elle aussi qu'est contenue notre conscience obscure, et notre travail d'extration des qliphots , ces écorces qui sont les prostituées de l'arbre.

Toutes les énergies sephirotiques devant passées par daath, qui nous donnera la connaissance de la réalisation consciente de nos expériences tant bonnes que mauvaises.

Cette non sephira serait aussi l'endroit où serait stockés nos petites morts, la somme de toutes nos incarnations précédentes et probablement du karma.

Daath est la conscience global du tout, et ce depuis le commencement, puisque pour certains kabbalistes elle est la matière originelle, la matière primordiale sur laquelle, au commencement du monde, Dieu a fait passer son souffle pour la fertiliser.
C'est parce qu'elle est la substance de la Création que la matière est capable de contenir la mémoire. Et l'esprit éveille cette mémoire en effleurant la matière comme le souffle du vent fait vibrer les cordes d'une harpe éolienne. »


S'aventurer dans daath n'est pas conseillé, car il faut être vraiment prêt tant le mal et le bien y sont contenus dans une tension et une concentration extrême depuis le début de la Création. vouloir méditer ou éveiller daath de manière intentionnelle peut créer un déséquilibre psychologique important , car nous ne serions pas en mesure d'assimiler tout ce que nous pourrions y voir et encore moins le comprendre, car la prise de conscience qui s'effectue à ce niveau n'est pas propre à l'intellect ni à notre raisonnement mental, mais équivaut à la prise conscience au terme de notre accomplissement et de notre réalisation, lorsque nous avons enfin réussi à réunir l'étincelle des sephirots et des qlihots.

Publié par Eloah à 15:44:08 dans Kabbale pratique | Commentaires (0) |

L'arbre inversé et les qliphots | 14 février 2008

 l'arbre inversé (les qliphots) 


Hermès Trismégite le trois fois grand a dit :

"ce qui est en haut et comme ce qui est en bas et ce pour l'accomplissement d'une chose" .

La science hermètique appuie cette notion de miroir sur laquelle tout l'univers et la Création fut créé , entre le haut et le bas, le bien et le mal.

Il est encore dit dans d'autres civilisations que l'homme est semblable à un arbre inversé, dont les racines tendent vers le ciel et les branches s'abaissent vers la terre.


Dans la Kabbale, nous avons l'arbre de vie comme je vous l'ai expliqué dans les différents post, avec ses 4 mondes et ses 10 sephiroth.

Mais , Il faut savoir que dans la Kabbale nous avons l'arbre inversé, encore appelé "L'arbre de la Mort" contraire de l'"Arbre de la Vie"

L'origine des qliphots de l'arbre inversé verraient leurs origines issue du Tsim Tsoum, le premier acte du créateur.

voici un bref résumé du tsim tsoum


Au commencement, était le Tsim Tsoum, l'acte premier du drame cosmique, c'est par cet acte que le Créateur se retire de lui-même pour laisser place à un vide, un espace où l'Univers à partir d'un point infinitésimal prendra de l'extension, se dilatera.

Le TsimTsoum sera le premier acte du Créateur.
Le deuxième acte sera la Création elle-même.

Cette Création se fera par le jaillissement d'un rai de lumière provenant de l'Aïn Sof. Cette lumière d'elle-même se multipliera en de nombreux rayons qui se concentrèrent dans des "vases" ou "récipients" qui ne purent contenir ces puissants rayons de lumière.

Ces "vases" se brisèrent et une partie de la lumière remonta vers les Mondes Supérieurs, tandis qu'une autre partie "s'éparpilla" dans le vide interstellaire.
Par cette "brisure des vases", en hébreu "Chevirat Kélim" de nombreux fragments de lumière ou étincelles tombèrent dans l'espace et donnèrent naissance à des Mondes "visibles" ainsi qu'à des Mondes invisibles, comme les "Qlippoth" c'est à dire, des "résidus", des "écorces" dans ce que la Kabbale nomme "l'Autre côté" que l'on peut définir également par le "bas Astral".

Avec la notion de "brisure de vases", apparaît en corollaire la notion d'exil. Exil de la Lumière divine, exil de l'homme éloigné du divin, mais aussi exil de la présence divine, ne pouvant être présente en permanence dans ces mondes, c'est une des raisons de "l'imperfection du monde", car privé de la présence divine qui ne se manifestera que par les Emanations des Séphiroth.

Les Séphiroth sont des Sphères d'énergie qui comme un prisme décomposèrent et transmirent la Lumière primordiale en une chaîne de cause à effets. La "brisure des vases"est une anomalie. Cette anomalie sera un jour (lointain) réparée, et il est dit que cette réparation (Tiquoun) ne peut se faire elle-même, l'homme doit y participer, et donc sa responsabilité cosmique est engagée. Plusieurs tentatives de réparation ont déjà eu lieu, mais ces tentatives ont été contrecarrées par l'homme lui-même. (Voir certains épisodes de la Bible, entre autres)

Selon l'étude de la tradition et des textes sacrés, les qliphots et les sephiroth, faisait un dans le système de la Création Originel, émanation d'une Unique Source, l'Esprit divin.
Le bien et le mal ne faisait qu'Un , le système était équilibrée.


D'où cette histoire dans les écriture de l'arbre de la Connaissance du bien et du mal et de ses fruits, auxquels Dieu avait interdit à Adam d'en manger.

Adam en mangeant du fruit de l'Arbre de la Connaissance mêlée du bien (sephiroths) & du mal (Qlipoths) rompas l'équilibre et sépara le bien et le mal dans la mort.

C'est par le péché de nos premiers parents selon la tradition kabbilistique, que nous subissons dans nos incarnations ici-bas, par cette lutte journalière entre les opposés qui ont été séparés.
La notion de "Guigoul" dans la kaballe, est la notion de (réincarnation et de transmigration des âmes).
En effet, les juifs et la kabbale croit en la réincarnation, et au processus d'accomplissement que l'homme doit atteindre de vie en vie, en s'extrayant des qliphots , pour réunir l'unité entre les qliphots et les sephiroths et par ce fait, atteindre l'Unité avec la "Shekhinah" qui veut dire la Présence de Dieu.
c'est de l'homme que tout dépend, car il est à l'origine la cause et la faute qu'il doit réparer. l'homme à la tâche d'unifier à nouveau les émanations de Shekinah", d'unifer à nouveau l'abre de la Connaissance.

La Kabbale nous enseigne que ces Forces déséquilibrées ont pour nom "Qlippoth" signifiant, "prostituées, écorces ou encore coquilles" sont situées dans la région la plus basse de Malkuth et sont au contact des Mondes du "bas Astral", ce bas Astral, réservoir de Forces désorganisées, provenant de Formes détruites ou rejetées par l'évolution.

Le Zohar (d'après Virya) distinguerait quatre sortes de Qlippoth se distinguant particulièrement, dont trois sont irrémédiablement mauvaises et une qui ne l'est pas, car entourant ou enveloppant la sainte étincelle en son sein.
Mais, il nous faut affronter d'une manière ou d'une autre ces Qlippoth, et si dans le Monde d'Atsiluth, il n'existe pas de forces déséquilibrées et donc par conséquent pas de Qlippoth, ces forces déséquilibrées sont présentes dans les autres mondes, au Monde Archangélique, correspond le Monde diabolique, au Monde Angélique, répond celui du Monde démoniaque et au Monde de Malkuth, répond celui des Habitations infernales. Quiconque se servira de l'Arbre de Vie comme système magique ne peut ignorer qu'il existe des Forces contraires qu'il faudra à un moment ou un autre affronter et qui ne sont que les Forces déséquilibrées, destructives des Saintes Séphiroth, une Qlippah, étant le revers de la médaille d'une Séphirah. Encore le symbolisme du dieu à double face, Janus.

Je déconseille fortement à tous curieux de pratiquer la méditation ou l'invocation de l'arbre de l'inversé qui peut s'avérer dangereux voir aliénante pour le pratiquant .
ces informations vous sont données à titre purement indicatif afin de comprendre toute l'étendue de la Kabbale, et ne doivent pas servir de supports à des pratiques noires ou obscures. je déconseille d'ailleurs très fortement les oeuvres de Crowley qui n'ont pour étude que la kabbale inversé et aussi toutes les pratiques de magick et de goétie dans leur ensemble qui ne travaillent qu'avec l'inversement des sentiers et des attributs sephirotiques.


L'arbre inversé


Malkuth - Aretz (Le Monde) - Behemoth (la Bête) - Femme Ecarlate parée d'or assise sur une hydre écarlate à sept têtes et dix cornes.

Yesod -
Sheol (La Fosse) - Mammon (La Cupidité) - Femme cornue montée sur un taureau, vêtue de blanc et de vert, deux serpents s'enroulent à ses cornes et à chacun de ses pieds et de ses mains.

Hod - Abron (La Perdition) - Astaroth (L'Espion) - Homme à cheval sur un paon, aux pieds d'aigle, une crète sur la tête tenant du feu dans sa main gauche.

Netzah - Tit Aïsoun (L'Ordure) - Abbadon (L'Exterminateur) - Femme à tête d'oiseau et aux pieds d'aigle tenant une flèche dans sa senestre.

Tipheret - Bershoat (Le Puit de l'Abîme) - Meririm (Le Démon de Midi) - Roi couronné vêtu de jaune assis sur un trône avec un corbeau en son sein et sous ses pieds un globe.

Geburah - Irasthoum (L'Ombre de la Mort) - Shatan (L'Adversaire) - omme armé, monté sur un lion à la dextre une épée nue et à la senestre une tête d'homme.

Chesed - Ozlomoh (Les Portes de la Mort) - Asmodée (L'Exécutant) - Homme à tête de bélier aux pieds d'aigle et vêtu de jaune.

Binah - Gehenne (La Vallée du Sommeil) - Bélial (Le Rebel) - Homme à tête de cerf, assis sur une pierre d'aimant, elle-même sur un dragon. Pieds de chameau, tient une faux à sa main droite et une flèche à la gauche.

Hokhmah - Gehenoum (Le Vallée de l'Oubli) - Python (le Serpent) - Léopard ayany sept têtes et dix cornes aux pieds d'ours et aux gueules de lions.

Kether - Gehenomoth (La Vallée de la Mort) - Belzébuth (La Vieux Dieu) - Dragon roux ayant sept têtes et dix cornes.

Les Noms des Serviteurs des Gouverneurs des Qlipoth :


Neptune THAMIEL (ThAMAL): THADEKIEL + ABRAXSIEL + MAHAZIEL + AZAZAèL +LUFUGIEL

Pluto CHAIGIDEL (ChIGDAL): CHEDEZIEL + ITQUEZIEL + GOLEBRIEL + DUBRIEL +
ALHAZIEL + LUFEXIEL

Saturn SATERIEL (SATARAL): SATURNIEL + ABNEXIEL + TAGARIEL + ASTERIEL +REQRAZIEL + ABHOLZIEL + LAREZIEL +

Jupiter GAMEHIOTH (GAMChATh): GABEDRIEL + AMDEBRIEL + MALEXIEL + CHEDEBRIEL +A'OTHIEL + THERIEL

Mars GALEB (GLEB): GAMELIEL + LEBREXIEL + EBAIKIEL + BARASHIEL

Sol TAGARIRIM (TGRRM): TAUMESHRIEL + GOBRAZIEL + RAQUEZIEL + REBREQUEL +MEPHISOPHIEL

Venus HARAB-SERAPEL (HRB-SRRAL): HELEBRIEL + RETERIEL + BARUCHIEL + SATORIEL +REFREZIEL + REPTORIEL + ASTORIEL + LABREZIEL

Mercurius SAMAEL (SMAL): SHEOLIEL + MOLEBRIEL + AFLUXRIEL + LIBRIDIEL

Luna GAMALIEL (GMLIAL): GEDEBRIEL + MATERIEL + LAPREZIEL + IDEXRIEL + ALEPHRIEL+ LABRAEZIEL

Terra NAHEMOTH (NHMATh): NOBREXIEL + HETERIEL + MOLIDIEL + A'AINIEL + THAUHEDRIEL

Dion Fortune dans son livre la Cabale Mystique (Editions Adyar) distingue le "mal positif" et le "mal négatif".
Le mal positif étant une force qui se meut à l'inverse du courant de l'évolution et le mal négatif étant seulement la résistance d'une inertie qui n'a pas encore été surmontée, d'un obstacle qui n'a pas été neutralisé.

Le mal négatif étant le corollaire pratique du principe d'Equilibre, cet équilibre étant lui-même le résultat de la balance entre des Forces opposées qui doivent ensuite se combattre l'une l'autre. Mais il ne faut surtout pas commettre l'erreur de considérer que des Forces en luttes soient forcément des "Forces du Bien » contre des "Forces du Mal".
Il n' y a pas de conflit entre la Lumière et les Ténèbres entre l'Esprit et la Matière. Nous ne pouvons vaincre le mal en le retranchant ni en le détruisant, mais en l'absorbant et en le canalisant pour le maîtriser et le transformer en "Bien positif" et même en "Bien négatif".

Pour terminer la première partie de ce sujet, il est important de savoir, que quiconque abordant l'aspect positif d'une Séphirah doit avoir à l'esprit que cette Séphirah contient également un aspect négatif et à moins de pouvoir maintenir le nécessaire équilibre des contraires, cet aspect négatif peu devenir dominant et changer les données premières.

Il ne faut pas négliger ou ignorer les Forces Qlipphotiques de l'Univers qui sont en action tout au long de notre vie. Mais connaître leur existence et en prendre pleinement conscience, c'est admettre que les choses ne sont pas toujours aussi simples que l'on souhaiterait qu'elles le soient, et que la route vers l'Adeptat est longue et semée d'embûches, mais c'est à sa capacité de faire face au chaos que se reconnaît un véritable initié.

Publié par Eloah à 15:43:34 dans Kabbale pratique | Commentaires (2) |

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