LES ORIGINES DE LA KABALLE
La Qabalah peut être définie comme étant une doctrine ésotérique juive.
On la nomme en hébreu KBLH, Kabalah, qui est dérivé de la racine KBL, Qibel, signifiant "recevoir". Cette appellation se réfère à la coutume de transmettre la tradition ésotérique oralement, et est très proche de "tradition".
"Les kabbalistes admettent généralement que la sagesse fut révélé à Moïse sur le mont Sinaï, en mage de la Loi écrite , le Pentateuque (Torah).
Adam reçu de l'ange Raziel un livre sur la Création et sur la Merkava (le Livre de la Création-Ma'asse Bereshit) se réfère aux forces naturelles et surnaturelles qui régissent notre monde.
Le Ma'asse Merkava ne se réfère qu'aux mondes spirituels qui précède le monde matériel.
Adam avait la faculté de voir d'un bout à l'autre du monde ainsi que de connaître le présent et le futur.
Il vit que David ne pourrait vivre longtemps et de ce fait il lui donna 70 ans de sa vie.
Adam qui devait vivre 1000 ans ne véct que 930 ans.
Lorsqu'Adam consomma du fruit de l'arbre de la Connaissance Etz Hadaat il ne pu retourner à l'arbre de de Vie , Etz HaHaim
Il perdit une partie de la connaissance que lui avait transmis l'ange Raziel.
Cette connaissance il l'a transmise à ses enfants et plus tard à Henoch et ensuite à Noé
Noé l'a transmise à Chem qui l'a transmise à Eber
Chem et Eber rédigèrent le Beth-Midrach. C'est dans celui-ci qu'alla étudier Abraham
Abraham le transmis à Isaac et Isaac à Jacob.
C'est de cette manière que les Egyptiens obtinrent une connaissance de la Qabalah et que les autres nations orientales purent l'introduire dans leurs propres systèmesphilosophiques.
Moïse, à qui fut enseigné toute la sagesse de l'Egypte,fut d'abord initié à la Qabalah dans le pays de sa naissance, mais il devint encore plus efficace lors de la marche dans le désert, quand non seulement il se voua à la Qabalah pendant les heures de loisirs pendant les 40 années, mais encore reçu des leçons d'un des anges.
Par l'aide de cette science mystérieuse, celui qui donna la Loi au peuple Hébreu, fut capable de résoudre les difficultés qui surgirent lors de la conduite des Israélites, et ce en dépit des guerres et de la misère de la nation. Il cacha les principes de cette doctrine secrète dans les quatre premiers livres du Pentateuque. Moïse initia également les Anciens aux secrets de cette doctrine et ils la transmirent à leur tour de mains en mains. De tous ceux qui formèrent la chaîne continue de la tradition, David et Salomon furent les plus profondément initiés à la Qabalah. Aucun, cependant, n'osa la coucher sur le papier, jusqu'à Simeon Bar Jochai, qui vivait aux temps de la destruction du second Temple... Après sa mort, son fils, Rabbi Eleazar et son secrétaire, Rabbi Abba, ainsi que ses disciples, collectèrent les traités de Simeon Bar Jochai et
composèrent le célèbre ouvrage ZHR, Zohar, la Splendeur, qui est le grand dépôt du Kabbalisme.
La kabbale (étymologiquement tradition reçue) désigne de façon générique les traditions mystiques du judaïsme depuis l'Antiquité. Mais ce n'est qu'à partir du XIIe siècle que, sur la base d'un fond ancien de sagesse et d'interprétation des textes, de leurs signes et de leurs symboles, elle s'érige en doctrine, avec une cohérence interne, des références à des auteurs et à des oeuvres spécifiques -plus particulièrement au Sud de la France, d'où elle diffuse vers l'Espagne (Gérone, Barcelone, Burgos).
La kabbale espagnole s'ouvre, elle, à différents courants philosophiques (Maïmonide, Averroes) et même au courant mystique musulman (soufisme), jusqu'à ce que la montée de l'intolérance religieuse et la persécution des juifs séfarades, au XVe siècle, tarissent ses sources.
Le savoir ésotérique de la kabbale passe alors en Italie, où les débuts de la Renaissance créent un climat favorable au métissage des savoirs. Une kabbale chrétienne se développe, qui cherche des synthèses nouvelles entre hellénisme, judaïsme et christianisme.
Le relais de la kabbale proprement judaïque sera pris au XVIe siècle par le centre théologique de Safed, en Galilée, puis au XVIIe siècle par le sabbataïsme, un mouvement messianique.
une tradition écriteEn tant que tradition orale (enseignement transmis de génération à génération sous forme de récits, de légendes, ...), la kabbale est probablement aussi lointaine que la date de rédaction du Pentateuque (recueil des cinq premiers livres de la Bible ). Si l'on considère que les textes ayant inspiré les volumes les plus anciens du Pentateuque (la Genèse en particulier) ont été rédigés au Xème ou IXème siècle avant Jésus-Christ, la kabbale orale aurait donc 3000 ans.
Une tradition écriteEn tant que tradition écrite, la kabbale voit le jour en plein Moyen-âge. Le Bahir
(sefer ha bahir - "Livre de la Clarté") est considéré comme le tout premier écrit appartenant à la littérature de la kabbale. Cet ouvrage apparaît en France au XIIème siècle après Jésus-christ, sa date précise de parution ainsi que son auteur étant inconnus. Le fleuron de la kabbale écrite reste le Zohar
(sefer ha zohar, "Livre de la Splendeur") attribué à l'espagnol Moïse de Leon (XIIIème siècle).
Les deux oeuvres majeures de la kabbaleLe Sefer ha-Bahir (Livre de la Clarté), premier ouvrage proprement kabbalistique, paraît en Provence dans la seconde moitié du XIIe siècle. Son manuscrit, mélange de textes en hébreu et en araméen, parvenu en fragments, serait une compilation de sources gnostiques orientales [la gnose (du grec gnôsis, connaissance) prétend à une connaissance ésotérique des choses divines, communicables par tradition et par initiation].
Le Sefer ha-Zohar (Livre de la Splendeur) est le grand ouvrage de la kabbale. Son auteur principal, l'Espagnol Moïse de Léon (1240-1305), entendait lutter contre le courant rationaliste qui s'étendait au sein du judaïsme. Le Zohar est un commentaire de la Torah, écrit en hébreu et en araméen, accompagné d'un volume dans lequel figure les soixante-dix interprétations du premier mot de la Torah [la Torah désigne les cinq premiers livres de la Bible, qui formulent les lois de Moïse]. Tout comme pour le Bahir, le Zohar s'attache à la description des attributs divins (Sephirots), moteurs de la Création, qui entrent en relation avec les créatures et leur dévoilant, notamment, les symboles de la Torah, laquelle est définie comme un organisme vivant, synonyme de l'ensemble du macrocosme. Quant à Dieu, son occultation et sa dimension infinie ('En-Soph) le rendent inaccessible, inconnaissable et indicible; seuls peuvent être appréhendés ses attributs.
La place de la kabbale dans le judaïsmeLa kabbale tient une place particulière dans le judaïsme, non seulement parce qu'elle révèle des sens cachés de la Torah, mais aussi parce qu'elle donne un sens à l'histoire des juifs. En postulant le retour aux textes sacrés, la kabbale incite en effet ces derniers à redécouvrir les causes de leurs malheurs et à les traduire en connaissances ésotériques. Lors de l'expulsion des juifs d'Espagne, en 1492, la kabbale leur permet d'expliquer l'exil comme un accident historique et cosmique. L'école de Safed, en Galilée, et notamment la kabbale de Luria, vont relancer cette interprétation métaphysique de l'histoire, ce qui permettra aux juifs de ne point se sentir en exil, mais en attente du messie. Cette attente culmine avec le "sabbataïsme" du XVIIe siècle, du nom de Sabbatai Zevi (1626-1676), un juif originaire de Smyrne qui se proclame Messie. Fait prisonnier par les Ottomans en raison des remous qu'il provoque dans les milieux rabbiniques de l'empire, il annonce sa conversion à l'islam, une apostasie qui précipite le judaïsme dans une crise interne sans précédent.
Source: La Kabbale par Roland Goetschel (Paris, PUF, collection Que sais-je?, 1985). Le judaïsme par Hans Küng (Paris, Seuil, 1995).
http://kabbalah.hermesia.org/SOURCE : la kabbale dévoilée Par S.L. McGregor Mathers
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